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BOKO HARAM enlève l’enfant d’un riche commerçant

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Le père de l’otage et le maire de Hilé Alifa tabassés par les militaires.

Dans l’arrondissement de Hilé Alifa, précisément dans la bourgade de Bargaram, c’est l’expectative. Les populations ne savent plus où donner de la tête. Le 14 juillet 2014, des éléments de la secte Boko Haram ont fait une incursion dans le village, enlevant au passage le nommé Idrissa Issa. «Ils sont arrivés aux alentours de 13h30, se sont mis à tirer avant de se rendre au domicile du plus fortuné du village, le commerçant Issa Abdoulaye. Ils ont emmené avec eux son enfant âgé d’une vingtaine d’années », affirme un riverain.

Après leur forfait, les éléments de Boko Haram ont regagné sans difficulté leur base de Saguir au Nigeria, située à cinq kilomètres à peine de la bourgade. Pour l’instant, les conditions pour une remise en liberté de l’otage n’ont été communiquées ni aux parents ni aux autorités locales. Les ravisseurs le voudraient même  que leur principal interlocuteur, le «plus riche du village », lequel se trouve dans un état pitoyable et est actuellement sous soins intensifs dans un hôpital privé appartenant à la Fondation helvétique Suisse à Mada, dans l’arrondissement de Makary. «Tout ce que nous avons vu, c’est que lorsque les militaires sont arrivés à Bargaram après le départ de Boko Haram, c’est qu’ils ont tabassé le père de l’otage, lui ont cassé les bras et les deux côtes. On ne comprend pas.

Nous sommes sonnés par une réaction aussi soudaine que surprenante. En admettant qu’il soit un suspect, pourquoi ne l’a-t-on pas interrogé ? Que fait-il alors en liberté ?», déclare Mahamat, un riverain de Bargaram, petit hameau peuplé de quelque 1000 âmes. Les populations pointent un doigt accusateur sur les éléments du BIM et du Btap basés à Hilé Alifa et à Bargaram. «C’est un lieutenant qui a mené la riposte sur les civils.

Nous ne savons plus où donner de la tête aujourd’hui. Nous sommes entre le marteau et l’enclume. On nous a demandé d’inciter les populations à la collaboration, mais comment pouvions nous obtenir de précieux renseignements si des situations comme celles-ci se répètent», s’interroge une élite locale. Le maire de Hilé Alifa, Ali Cheik Djibril, n’a pas, non plus, échappé aux représailles des militaires. «Les militaires sont arrivés chez lui à Hilé Alifa. Ils ont tiré, cassé les portes et fouiné partout. Comme il était absent, ils se sont rendus à la mairie où il se trouvait. Ils l’ont bastonné non sans passer aussi à tabac les employés de la commune qui se trouvaient sur les lieux», explique une source à la sous-préfecture de Hilé Alifa.

Le maire sera d’ailleurs sorti de cette mauvaise passe par le sous-préfet en personne, Moussa Abdoulaye. La faute du maire : parti à Bargaram présenter ses condoléances à une famille proche. Il avait quitté la bourgade quelques instants seulement avant l’attaque de Boko Haram devenant ainsi aux yeux des militaires, un suspect. «Ils auraient pu l’entendre dans le cadre de leur enquête. Hélas, ils ne lui ont posé aucune question, ils l’ont simplement battu. Ils l’on aussi mis  en garde sur les conséquences que lui et sa famille entoureraient si un seul homme en tenue perdait la vie dans l’arrondissement», explique un employé de la commune.

Inquiets de la tournure des évènements, le maire Rdpc de Hilé Alifa et le député Rdpc Ali Adjit se sont rendus le 16 juillet 2014 à Kousseri pour rencontrer le préfet du Logone et Chari. Et lui faire part des craintes de la population. Dans une guerre asymétrique où l’appui de la population est plus que déterminant, les autorités militaires et administratives gagneraient à éviter que ne s’installe l’amalgame entre les violences de Boko Haram et les représailles de l’armée.

Heureusement que jusqu’à ce jour, les cas similaires ne sont pas encore légion.

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Posté le 19 juillet 2014Maurice